Accueil Date de création : 12/07/08 Dernière mise à jour : 20/05/13 01:19 / 9 articles publiés

A LIRE UN PETIT TRESOR  (ETUDE SUR LA DANSE ORIENTALE PAR JAWHARA) posté le dimanche 15 mai 2011 17:06

DANSE ORIENTALE 

BELLY DANCE

RAQS SHARQI

 Blog de almaze : ASSOCIATION TOULON : ALMAZE - DANSE ORIENTALE, A LIRE UN PETIT TRESOR

 La danse du ventre est particulièrement adaptée au corps de la femme, car elle sollicite souplesse et tonicité du buste, des épaules, des bras, des mains et du bassin, mais surtout du ventre, car les abdominaux travaillant en profondeur, galbent la ligne. Elle permet de tonifier les cuisses et d'assouplir les articulations. Si une danseuse orientale pulpeuse est appréciée, les qualités les plus importantes ne sont pas ses formes mais sa souplesse, sa grâce et la sensualité qu'elle dégage.

 

 La danse orientale n'est pas directement érotique, mais plutôt sensuelle. Elle permet à la danseuse d'exprimer et d'assumer sa sensualité avec grâce.

  

Pour certains, elle symbolise l'accomplissement de la femme, elle est un appel à l'enfantement perpétuel de la joie, elle est la célébration du miracle de l'amour et de la vie. Pour d'autres, elle constitue un chemin vers la connaissance de soi ; le ventre découvert, en recevant l'énergie du soleil, irradie l'ensemble de l'être.

Blog de almaze : ASSOCIATION TOULON : ALMAZE - DANSE ORIENTALE, A LIRE UN PETIT TRESOR

Chapitre I

La Danse Orientale

 

En Orient, la danse part du centre du corps et va vers l'extérieur. Elle se transmet de mère en fille, car chaque femme se reconnaît en ces mouvements venus du fond des âges. Elle sait qu'ils sont bons pour son corps, pour sa féminité et son âme. Cette danse est une philosophie née de l'expérience de vie des femmes, dont l'un des principaux aspects était la joie de vivre, celle qui aide à rire et à voir une lueur d'espoir même dans les moments les plus difficiles de la vie.

A travers les mouvements ondulants des hanches et du bassin, ces cercles, ces huit, ces spirales, (finis et infinis à la fois), qui remontent à la nuit des temps, nous apprenons à nous mouvoir au rythme naturel de la terre. Nous pouvons y trouver le courage de dépasser nos propres limites. Nous pouvons en faire un rituel qui nous aidera dans notre recherche, qui nous fera devenir un temple dansant nous rapprochant de nous-mêmes et de tous les êtres, nous transformera en un monde où chaque être vivant peut exister et rayonner dans son unicité et sa multiplicité.

Danser peut éveiller bien des passions et bien des questions. Lorsqu'elle commence à danser, presque chaque femme reconnaît ces mouvements du bassin comme lui appartenant naturellement, comme si de toute éternité son corps avait attendu qu'on lui permette enfin de les retrouver.

 

 Chapitre II

Histoire et Origine

La danse du ventre est une danse originaire du Moyen-Orient et des pays arabes, dansée essentiellement par des femmes. On pense que l’origine de cette danse remonte aux anciens rites de fertilité, associés à la fois à la religion et à l’ésotérisme.

En arabe, Raqs al Sharqi (danse orientale). Elle est reconnue comme l’une des plus anciennes danses du monde surtout dans les pays du Moyen-Orient et du Maghreb (Egypte, Liban, Turquie, Maroc, Algérie…).

Au sens strict, il s’agit de danses savantes, exécutées par des danseuses ou des ballets, dans les cours princières du Moyen-Orient. C’est la danse classique orientale.

Au sens large, le terme désigne la danse orientale sous toutes les formes qu’elle connaît aujourd’hui.

Les Français ont découvert la danse orientale lorsque les soldats de Bonaparte débarquèrent pendant la campagne d’Egypte (1798.1801). Venant d’une société relativement puritaine, la moindre nudité leur était alors perçue comme un puissant aphrodisiaque. En voyant ces bassins de femmes se déhancher langoureusement alors que l’Eglise de l’époque considérait la danse comme une marque du démon, ils firent une erreur d’appréciation et assimilèrent naturellement la danse orientale à une invitation à la prostitution. C’est cette interprétation, élevée au niveau du fantasme, qui est encore associée, de nos jours, à la danse orientale.

 

Sur les traces de Tziganes

Dans les villages égyptiens, on appelle danseuse professionnelle une ghaziya (au pluriel ghawazi). A l’origine, les ghawazi étaient des tziganes. C’est maintenant un terme générique qui désigne les danseuses en général, et non plus une tribu particulière ou des tribus comme autrefois.  Le rôle important qu’ont joué les tziganes dans l’évolution des danses profanes dans la langue turque où le vieux terme de danseuse (cengi) vient de cingene (tzigane).

En égyptien, ghawazi signifie « envahissseur » ou « étranger », et il est vrai que les tziganes ont toujours vécu à la périphérie des villes et en marge de la société. Tous les tziganes du monde ont une origine commune, l’Inde.

En Egypte, la danse est un héritage qui remonte au temps de l’Egypte Antique. A cette époque, la danse faisait souvent partie de petites fêtes chez les notables, qui invitaient de jeunes égyptiennes ou nubiennes pour distraire les convives. Néanmoins, les plus grandes représentations de danse se déroulaient lors des processions en l'honneur des dieux, en l'honneur de Pharaon (notamment les fêtes Sed), ou encore pour célébrer des festivités comme le retour de la crue du Nil, où les bonnes récoltes. Avec le temps, la danse orientale est restée un moyen d’exprimer la joie et de célébrer les fêtes.

 

Danse du ventre (Baladi)

Cet art exprime toute la féminité, la vitalité et la sensualité. La danseuse orientale a le droit d’être pulpeuse et afficher ses formes.

La danse du ventre est unique en son genre,  il en existe plusieurs styles dépendant du pays d’origine.

La pratique du baladi qui nous vient du Moyen –Orient, a fait son entrée en Europe et en Amérique dans les cabarets au milieu des années 1930-1940. Parallèlement, le cinéma fait son apparition et se développe, et plusieurs danseuses du Casino Opera, dont Samia Gamal, Naïma Akef et Tahia Carioca, deviennent des stars du cinéma égyptien, popularisant le Raqs al Sharqi dans tout le monde arabe.

Dans les années 70 en Egypte, les danseuses Soheir Zaki, Nagwa Fouad et Mona  Said prennent le relais, puis Fifi Abdou et Lucy deviennent les stars des années 80 et la présence de Dina et Randa kamal dans les années 90.

Depuis ce temps, cette danse connaît un essor fulgurant partout dans le monde.

 

Les Etoiles de la Danse

Samia Gamal

Samia Gamal était une fille de la Haute Egypte, née en 1924 du nom de Zeinab Ibrahim Mahfouz. Quand sa famille a émigré au Caire tout près de Khan El Khalili, elle y a rencontré Badia Massabni, une femme d’origine Syro-Libanaise qui détenait un cabaret à Gizeh au Caire. Elle l’avait embauchée dans sa troupe et lui avait choisi Samia Gamal comme nom de scène, un nom qui lui allait à merveille car le mot « gamal » signifie beauté en arabe.

Samia Gamal incarnait en effet la beauté, le charme et la volupté, elle devint non seulement une célèbre danseuse mais aussi une grande actrice de cinéma. Elle introduisit la cadence rapide de la musique occidentale qu’elle appréciait beaucoup, dans la danse orientale, et fut une brillante chorégraphe novatrice. Danseuse préférée du roi Farouk, celui-ci lui attribua le titre de « première danseuse nationale de l’Egypte ».

A l’écran, Samia Gamal forma avec Farid El Atrache un couple indissociable et mythique, ils interprétèrent ensemble plusieurs comédies musicales.
Samia Gamal continua de danser jusqu’à l’âge de 70ans et décéda le 1er décembre 1994.

                                                                                                              

Tahia Carioca

La danseuse égyptienne Tahia Carioca est née en 1915 au Caire.  Elle a dansé dans la plupart des états arabes et a tourné dans des films égyptiens avec des stars arabes, tels que Mohamed Ahdelwahab et Farid Al-Atrche.

Née sous le nom d'Abla Muhammad Karim, Tahia Karioka est devenu l'une des légendes de la danse orientale. Mohamed Karim - son père – lui a transmis en héritage son amour pour les arts et… ses mariages fréquents. Son père s’était en effet marié 7 fois, et elle, deux fois plus ! Tahia a étudié à l'école de danse d'Ivanova avant d’aller rue Mohamed Ali, l'équivalent de Broadway au Caire. Elle a été appelée Carioca, en relation avec la samba qu'elle avait l'habitude de danser au début de ses spectacles pendant les années 30, au casino de Badiaa Massabni. La concurrence dans le cabaret de Badiaa était rude, particulièrement avec Samia Gamal qui dansait également là au commencement de sa carrière.

 Les spectacles de Tahia Carioca duraient habituellement entre 20 à 25 minutes. Sa renommée augmenta rapidement entre 1930 et 1940, à tel point que le roi d'Egypte, Farouk, l’invita pour qu’elle danse lors de son anniversaire. Son style était complètement différent de celui de son éternelle rivale, Samia Gamal. Le premier film de Tahia Carioca, «La Femmeet le Pantin» a lancé sa carrière cinématographique en 1935, pendant laquelle elle tourna dans plus de 120 films. Sans oublier ses rôles au théâtre et dans les soap operas à la télévision. Le cinéma et la télévision ont rendu Tahia très populaire dans le monde arabe. Sa vie prit fin en 1999.

Suhair Zaki

Suhair Zaki est née à Mansoura, où elle et sa famille vécurent jusqu'à ce qu'elle ait neuf ans, avant de s’installer dans la ville d'Alexandrie. Suhair est tombée amoureuse de la musique et de la danse dès son plus jeune âge. Ainsi, elle apprit seule à danser en écoutant la radio. Son don pour la danse se manifesta très vite, et elle fut rapidement très demandée pour les fêtes d'anniversaire et les mariages des amis ou de la famille. Plus tard, Zaki partit pour Le Caire, où elle a commencé par continuer à danser lors de mariages. Elle dansa ensuite dans des night clubs, ses spectacles durant parfois des nuits entières.

 

Suhair Zaki est devenue l’une des danseuses les plus célèbres des années 60 et 70. Même après s’être retirée, elle n'a rien perdu de son aura et de son charme. Anwar Sadat l’appelait «l'Oum Kolthoum de la danse».  «Pendant qu'elle chante avec sa voix, vous chantez avec votre corps», disait-il. 

Tout comme Tahia Carioca et Samiaa Gamal - ses plus grandes sources d'inspiration - Suhair Zaki est devenue une légende en suivant sa propre voie. Ce n'était pas toujours facile, même pendant l’âge d’or de la danse égyptienne. Elle a dû surmonter la désapprobation de son père et la mauvaise renommée des boîtes de nuit grecques d’Alexandrie, où elle avait l'habitude de danser, et affronter plus tard sa célébrité à la télévision nationale

Naima Akef

Elle est née en octobre 1929. Contrairement à ses deux consœurs, elle ne venait pas du monde des cabarets mais du milieu du cirque que son grand-père avait fondé et qui portait le nom de sa famille, «le cirque Akef». Naïma Akef était la fille d’un couple de saltimbanques, elle travailla avec ses parents dès l’âge de quatre ans comme acrobate et devint plus tard la meilleure trapéziste de la famille. Au moment de la fermeture du cirque familial, Naïma Akef n’avait que quatorze ans et se dirigea vers une carrière de danseuse. Son ambition l’aida à gravir rapidement les marches de la gloire et à devenir une artiste complète et polyvalente. Elle faisait tout avec brio, music hall, cinéma, théâtre, jouant des rôles de femme espiègle avec son regard simalicieux.


Naïma Akef obtint le prix de la meilleure danseuse lorsqu’elle assista au premier festival de la jeuness e à Moscou en 1956, sa photo figure parmi les meilleures vedettes internationales au musée du Bolchoï. Malheureusement sa carrière fut tout aussi brève que sa vie, elle décéda en 1966 des suites d’une maladie à l’âge de 37ans.

D’autres Artistes de légende

 

fif Abdou

Mona Saïd

Dina

Raqia Hassan

Randa Kamal          

Aida Noor

Najwa Fouad

 

Chapitre III

Les styles de Danse

  

LE SHARQI « L’Oriental »

  

C’est une danse solo avec des mouvements amples, élégants et des déplacements fluides, son style plus envolé et sa ligne élancée rappellent le ballet classique. Cette forme plus raffinée descend de la tradition des danses et musiques jouées dans les palais et les maisons aisées de l’âge d’or de l’islam et de la période ottomane précoce.  Au cours du XXème siècle s’est développée en Egypte la forme de solo féminin appelée « oriental » ou « raqs sharki »  intégrant aussi bien des éléments des danses populaires et traditionnelles, que des apports du ballet occidental. Elle inclut également les ensembles de musique et les danses des almées du 19ème siècle, ainsi que la musique classique contemporaine égyptienne et celle des grands compositeurs du XXème siècle, tels que Mohamed Abdel Wahab, Farid el Atrache et Abdel Halim Hafez.

 

LE BALADI

 

«D’origine arabe el beled » qui signifie le pays, le village.

Est une danse traditionnelle d’Egypte avec des chansons paysannes anciennes. Elle se danse généralement les pieds à plat avec des mouvements coulés et ondulants en gardant les bras prêts du corps.

Le Baladi : c’est la forme la plus récente, qui s’est développée au début du XXème siècle parmi les populations rurales émigrées dans les faubourgs des grandes villes. Au contact de la modernité, le répertoire de musique et de danses des fellahs s’est raffiné et complexifié, intégrant des instruments occidentaux tels que l’accordéon et le saxophone. C’est un mode d’expression typiquement égyptien.

 

LE SHAABI

 

Cette forme comprend les danses populaires et traditionnelles des campagnes de toute l’Egypte. Elles font partie intégrante de la vie des fellahs, les paysans égyptiens, et ne manquent dans aucune fête. Ces danses ont peu changé au cours des siècles et restent les plus authentiques. Elles peuvent être interprétées par les femmes et par les hommes. Voir en particulier les fameuses danses de combat avec bâton ou tahtib.

  

LE SAAIDI

(Raqs-el-assaya) danse de la canne

Originaire de Haute Egypte, le rythme Saaïdi était utilisé pour la pratique du Tah-Teeb (art martial) dont la particularité réside dans la manipulation de longs bâtons par les hommes ; dans un autre registre, la danse des étalons pur-sang arabe était exécutée sur le Saaïdi.

Cette musique s’associe volontiers au style Baladi dans la mesure où le rythme, l’histoire et la danse évoquent un caractère populaire, traditionnel et “ Terrien ”.

La technique se féminise, les lourds bâtons se transforment en fines cannes à partir du moment où les danseuses commencent à parodier leurs homologues masculins ; les jeux de canne deviennent sources de chorégraphies ludiques tout en respectant l’entité musicale, esthétique et culturelle.

L’interprétation féminine n’exclut pas pour autant l’expression originelle masculine, bien au contraire, les chorégraphies présentées aujourd’hui par de nombreux danseurs préservent toute l’authenticité du Saaïdi

 

LE TRIBAL

 

Ce style est né au Etats-Unis il y a une 40ène d’année et se danse sur des musiques folkloriques.

Le travail de groupe et l’improvisation son typiques à cette forme de danse.

Rachel Brice, Grande star du style tribal.

 

LES SAGATES (petites symbales métalliques)

Les artistes peintres imprégnés et passionnés de culture orientale consacrèrent de nombreuses œuvres à la reproduction des Ghawazi (danseuses professionnelles égyptiennes d’origine tzigane) ; les gravures décrivent les danseuses vêtues de somptueux costumes traditionnels et munies de petites cymbales en cupronickel qu’elles manipulent du bout des doigts tout en dansant.

Après avoir connu des heures de gloire sousla IVèmedynastie, les Ghawazi furent exilées du Caire entre 1834 et 1866 ; depuis les rives du Nil, les places publiques jusqu’aux fastueuses cérémonies privées et Mouled (fêtes religieuses populaires), elles intégrèrent la rythmique des Sagates dans leur danse.

 

Chapitre IV

Postures et Attitudes

 

La règle première dans La Danse Orientale

 

La grande règle en danse Orientale est l’isolation des différentes parties du corps, c’est-à-dire leur mobilité en toute indépendance. Cet apprentissage permet aux élèves une prise de conscience ainsi qu’une maîtrise des différentes parties de leur corps, en les travaillant d’abord séparément avant de les associer.

 

Attitude Corps

 

Un autre élément qui joue beaucoup dans la qualité de votre danse, c’est le maintien. Le bon maintien vous redonnera du professionnalisme, travaillez pour avoir un maintien naturel, droit et fier. Si vous vous voûtez, vous ne pourrez jamais vous donner à la danse à 100 %, on ressentira toujours votre manque d’assurance en vous, votre réserve.

 

Autre élément important : ce sont les bras et les mains. Il faut travailler beaucoup sur la qualité des mouvements des vos bras. Souvent les danseuses oublient les bras, les mouvements sont chaotiques et sans énergie, avec les mains « abandonnées » et les doigts qui n’expriment rien. Même si vous n’avez pas assez de fluidité dans les bras, il faut gardez les postures : épaules baissées, bras étendus, mais souples aux niveaux des coudes, les doigts allongés. Evitez de bouger vos bras trop souvent et sans système. Ça gâche l’impression générale de votre danse.

 

 

Attitude Emotions

 

Soyez émotionnelle ! Votre danse doit dégager des émotions, réfléchissez avant de commencer de créer une chorégraphie, que voulez-vous exprimer par cette danse, trouvez la tonalité de la musique et de la danse qui va se faire sur ce morceau : ça peut être une démonstration de sa force et adresse, ou un amusement, coquetterie et gaieté, mélancolie ou élégie, etc. Si vous interprétez une chanson, essayer de trouver les paroles traduites pour savoir de quoi ça parle. La danse et les mouvements doivent se faire dans cette clé pour au mieux exprimer les émotions principales (qui peuvent se succéder avec la musique d’ailleurs, comme dans une pièce de musique baladi par exemple).

 

N’oubliez pas votre visage et votre mimique qui doivent harmonieusement exprimer la même chose qu’exprime votre corps.

  

Chapitre V

 

Les différents niveaux

De la Danse Orientale

Les différents niveaux

Pour évaluer un niveau en danse orientale, il est important de prendre en compte la maîtrise des mouvements ainsi que leur capacité d'exécution dans un contexte bien défini. Cette pratique ne s’acquiert pas seulement et forcément en terme d’années d’apprentissage, elle dépend aussi d’un entraînement personnel, d’une habilité corporelle et d’une touche émotionnelle.

1/ Une débutante commence par apprendre les pas, les mouvements et les déplacements de base.

2/ Une intermédiaire maîtrise déjà un certain nombre de pas et déplacements pieds plats et demi pointe. Elle maîtrise la posture ainsi que les mouvements qui l’accompagnent. Elle commence à reconnaître les rythmes musicaux et à  réaliser les isolations dissociées. Aussi, elle continue à enrichir sa pratique en terme d’accessoires : sagattes, voile et canne et à reproduire des chorégraphies et les danser.

3/ Une avancée connait plusieurs styles de danse (sharqi, baladi, saidi). Elle pratique voile, sagattes et canne et en maitrise au moins 1 parfaitement. Elle apprend à réaliser les isolations dissociées et à se déplacer avec que ce soit les bras, la tête, le buste, le ventre, les hanches et les pieds. Elle sait écouter la musique et essaie de la comprendre pour la réalisation de chorégraphie.

4/ Une confirmée peut danser différents styles de danse : saïdi, sharqi, baladi, danse au sol, solos de percussion... Elle coordonne les mouvements d'impulsion, elle est capable d'improviser et de créer ses propres chorégraphies avec différents accessoires en enrichissant les rythmes. Elle comprend la musique et commence à avoir son propre style.

Chapitre VI

Quelques instruments

de Musique

 

Les Musiciens du Nil
« Leur musique remonte à l’époque pharaonique
et reste de nos jours une des formes d’expression populaire
les plus prisées en Haute-Egypte. »
                         

 

L’OUD (instrument à cordes)

 

Le oud, dont les origines orientales remonteraient au 2ème millénaire avant JC (Mésopotamie, Egypte), est le symbole même de la musique classique arabe.

Aujourd’hui le oud est utilisé dans la musique populaire, moderne et traditionnelle, dans la musique classique et dans la musique soufie

L'oud est un instrument très répandu en Arménie, ancêtre du luth, qui en a pris la forme. Le luth apparaît en Egypte et dans le Proche-Orient (deuxième millénaire) et est postérieur à la harpe et à la lyre. Au Moyen Age, il a pénétré le bassin méditerranéen en passant par le Caucase et dans le monde occidental avant l'influence musulmane ; son nom vient de l'arabe al oud, oud signifiant "bois", et petit à petit se transforma en laute, alaude, laud, luth, liuto ou luth pour l'Europe

L'oud a 11 cordes, 10 couplées et une basse placée habituellement sous les chanterelles, et se joue à l'aide d'une plume d'aigle ébarbée et aplatie servant de médiator ; le joueur le tient entre le pouce et l'index, placés en croix, pour pincer les cordes de l'instrument. Il existe deux techniques : le pincement simple ou double. On reconnaît un virtuose de l'oud à sa technique instrumentale, à l'utilisation équilibrée qu'il fait des deux manières possibles de pincer les cordes, chaque interprète cherchant à mettre le meilleur de lui-même.

Instrument soliste, l'oud est aussi employé comme basse mélodique ou rythmique dans les ensembles instrumentaux

  

LE KAVAL

 

est une flûte, en bois, avec huit emplacements pour les doigts, jouant sur une gamme diatonique. Le kaval ressemble à son homologue occidental, à la différence près que son corps a des renflements aux extrémités ; sa tonalité est pleine de mystère. C'est l'instrument des pâtres, des bouviers et des laboureurs. On joue des chansons, des airs de danse et des morceaux instrumentaux. C'est un instrument solo et d'ensemble

  

LE QUANOUN (instrument à cordes)

  

est une cithare sur table ; il a 72 à 75 cordes de boyau ou de nylon, groupées par trois, accordées selon la gamme diatonique, chaque groupe de 3 cordes accordé à l'unisson, donnant ainsi en tout 24 sons différents. L'instrument a la forme d'un trapèze rectangle, et son chevalet repose sur une peau. Il est chromatique grâce à de petits sillets basculants, et se joue par pincement, à l'aide de deux médiators en corne fixés à chaque index par une bague de métal. Le kanoun se tient horizontalement posé sur les genoux croisés.

Cet instrument tient, auprès de l'oud et du kemenche, une place importante dans la musique traditionnelle arménienne. Il est généralement joué par des femmes, plus rarement par des hommes, contrairement aux autres pays orientaux. Instrument soliste et d'accompagnement, le joueur pince les cordes de sa main gauche avec un léger retard sur la main droite, de façon à créer une mélodie hétérophone et syncopée à une octave d'écart.

LA DERBOUKA (percussions)

Tambour anciennement sur vase ou poterie à une seule peau commun dans tout le monde proche-oriental, arabe, balkanique et maghrébin, la darabukka était recouverte d’une peau de mouton, de chèvre ou de poisson en Egypte dont elle est originaire.

Aujourd’hui, elle est quasiment de facture métallique alors que la peau de bête a été remplacée par une matière en plastique. Les nuances s’obtiennent en frappant alternativement au centre ou sur les bords de l’instrument pour alterner les « teks » et les « doums », base du système métrique arabe.

Présente dans les cultures musicales d'une région allant du Maghreb à la Péninsule Arabique, la Derbouka accompagne aussi bien les chants populaires que les musiques savantes.

  

LE MIZMAR (instrument à vent)

 

Le terme mizmar est dérivé de la racine sémitique, « mzr », qui veut dire « jouer ».
Que l’on l’appelle zurna », « mizmar », « zamr », « shenaï », «ghaïta », le hautbois traditionnel , ancien instrument de plein air et de guerre émet ses sonorités stridentes du Maghreb à l’Asie.

Importé en Egypte pendant l'époque ottomane, il devient instrument virtuose en Haute-Egypte, grâce aux zoummarin , les spécialistes de cet instrument installés dans le village de Djarâdjôs, près de Louxor.
Utilisant le souffle continu les zoummarin savent pousser le mizmar au maximum de ses capacités.

Ils accompagnent en autre la fameuse danse des Tsiganes ghawazis, la danse paysanne du bâton (râqs al-tahtîb) et la course effrenée des chevaux (râqs al-khil) pendant les mawlid, les fêtes religieuses.

 

 

LE NAY (instrument à vent)

 

Le nay est une flûte très populaire au Moyen-Orient, dans le Maghreb et en Asie centrale qui existe depuis l’Antiquité. Son utilisation par les Egyptiens remonte au troisième millénaire avant J.-C. La flûte oblique orientale (arabo-iranoturque) est un instrument de musique très ancien, dont le nom provient du mot persan « ney » (roseau). Son essor est lié à celui de la civilisation islamique au sein de laquelle le nay est un instrument traditionnel à la fois populaire, savant et sacré. Il exprime alors aussi bien la rêverie du berger, le raffinement esthétique classique ou le souffle mystique des derviches, soufis et initiés de diverses congrégations de l’Islam, dont les « mevlevis-tourneurs » de Turquie. Depuis le XIe siècle, les sectes islamiques Sufi et Derviche de Turquie et d’Iran utilisent le nay pour provoquer des états de transe et d’extase.

 

Le son est obtenu en envoyant l’air du souffle sur le bord biseauté de l’instrument. C’est ce qui explique la tenue oblique. Il est appuyé légèrement sur la lèvre inférieure.
L’étendue sonore de cet instrument est fonction de la qualité du musicien. La nayâtî, avec son souffle, arrive à dépasser l’étendue des trois octaves.

 

Chapitre VII

Les Grands Chorégraphes

hommes

  

Ibrahim Akef

Né dans les années vingt il a connu les almées de la rue Mohammed-Ali, les premiers cabarets modernes, l’arrivée du cinéma et toutes les stars, à commencer par Samia Gamal et Tahia Carioca. Pas une danseuse n’omet de saluer son humilité, sa gentillesse et l’élégance des mouvements qu’il leur a enseignés.

  • Formation: danse classique, moderne, jazz, depuis 1980. Danses du Maghreb et d'Egypte avec les plus grands chorégraphes et professeurs: Amin Sebaha chorégraphe du Théatre National Algérien, Khira Oubeiydallah chorégraphe du Ballet Traditionnel Tunisien et Ridha Amroussi professeur au Conservatoire de Tunis, Mahmmoud Réda chorégraphe de la plus célèbre troupe de danses folkloriques égyptiennes.
  • Fonde les "Cafés Baladi" en 2001 à Lyon.
  • Directrice artistique et chorégraphe depuis 1986 dela Compagnie DanseArabesque.
  • Formation spécialisée et approfondie de la danse orientale égyptienne au Caire depuis 1990, avec les plus grands professeurs et chorégraphes: Raqia Hassan et Ibrahim Akef. Rencontre les plus grandes danseuses actuelles.

Mahmoud Reda

Le chorégraphe donna dans les années soixante-dix une stature académique à la danse égyptienne. Ses atouts : bannir la nudité, sortir la danse du cabaret, élever le niveau culturel des danseurs, travailler l’expressivité, rompre avec le solo et mélanger hommes et femmes. Son Reda Group a formé toutes les danseuses. Elles y ont appris le folklore égyptien dans toute sa complexité, mais épuré de toute sensualité excessive.
Reda qui est aujourd’hui chorégraphe le plus prisé des danseuses occidentales, il sillonne le monde entier pour enseigner cet art. D’autres hommes, la plupart issus de son ballet, continuent aujourd’hui à enseigner en egypte ou à l’étranger la danse orientale : Yousry Sharif (USA), Momo Kadous, Magdy el-leisy (Allemagne), Zaza Hassan (Paris)

Chapitre VIII

Un peu de Poésie

« Belle femme, fille de la grâce et de la joie, d’où vient ton art ?
Comment peux-tu maîtriser la terre et l’air dans tes pas,
L’eau et le feu dans ta cadence ? »
La danseuse se baissa devant le prince et dit :
« Votre Altesse, je ne saurais vous répondre mais je sais que :
L’âme du philosophe veille dans sa tête,
L’âme du poète vole dans son cœur,
L’âme du chanteur vibre dans sa gorge,
Mais l’âme de la danseuse vit dans son corps tout entier. »

"Gibran Khalil Gibran"

 

 

 - La technique n'est pas une fin mais un moyen.

La performance technique n'est rien en soi, la danse commence quand on y met une âme.

" Leïla Hassan"

 

Comme la brise qui caresse

Et les rayons du soleil naissent

Ta grâce nous illumine

Comme les vagues qui s’enroulent

Et les rivières qui coulent

Tes hanches se dessinent

Comme ces fleurs qui écloses

Et cet oiseau libre se pose

Ton visage s’anime

Comme une flamme qui crépite

Et un feu qui se précipite

Ton corps  se détermine

Et ce voile qui te dévoile

Comme la nuit pour ses étoiles

Tu es la danseuse orientale

« JAWHARA »

 

Quelques titres des trésors musicaux

1. Leilet Hob Nuits d’amour. Version courte 3.48m. A l'origine chantée par la grande diva Om Kalthoum.). Depuis que Soheir Zaki a dansé sur la chanson d'Om Kalsoum, c’est devenu standard pour les danseurs égyptiens qui l’inclurent dans leur répertoire.

2.Tamr henna Fleur henné. À l'origine dansé par Naima Akef dans le film du même nom.

3. Aziza Ecrit par Mohamed Abdul Waheb, un des compositeurs les plus prolifiques et les plus influents du vingtième siècle. Une grande version de celui-ci est sur le CD Tabel Ya Issam. Cest probablement l'un des airs mieux connus dans tout le monde arabe.

4. Zeina écrit par Mohamed Abdul Waheb. Samia Gamal a dansé dans l’un de ses films. Grande version de ceci sur les Superstars vol. 1 de Bellydance de CD.

5. Alf leila Wa leila / 1001 nuits a plusieurs versions (CD Powerdance vol. 1 (www.maqam.com)) qu'il peut être édité vers le bas environ au CD vol1 de 4.30m. Adam Basma 2005 (le même emplacement) aussi Raks Aziza (caverne d'aladdins) juste plus de 6 minutes. Il est si dramatique et a plusieurs changements de tempo.

6. Batwannes Beek chanté par Warda. Version vraiment gentille sur l'album de Bellydance de CD. Traduction sur www.shira.net

7.Gana el hawa. Chanté par Abdel Halim Hafez dans son dernier film. Perfectionnez pour des mariages, il a très romantique lyrique-les une version heureuse de ceci est trouvée sur Setrak et Samara vol. 19 2.56m ou un peu davantage en accord avec l'humeur de la chanson est la version sur Laura dans Balady au sujet de 5m.

8.Msafer Whadek (je voyage seul) écrit par Mohamed Abdul Waheb et à l'origine chanté par la musique très dramatique de Warda.. Commence avec un beau segment retentissant espagnol avant d'arranger dedans à une deuxième partie retentissante plus égyptienne. Plusieurs versions Superstars de Bellydance (version chantée et instrumental).

9. Mawoud A l'origine chantée par Warda. Embrouillant non appelé ceci sur ce CD Laura dans Balady. C'est la 4ème voie juste plus de 4 minutes. C’est un CD vraiment bon

10.Hani Très populaire parmi les musiciens des années 70/80. Belle ouverture, bon début de morceau oriental. Album de Bellydance de CD environ 5m

 

 

 

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